Cabinet de psychologie "La Tuilerie"
Psychologue à Muret

Vécu du 1er confinement en population Française


Le confinement lié à la pandémie de coronavirus par son caractère exceptionnel et extrême, a entraîné des perturbations psychosociales et psychopathologiques à l’échelle mondiale. Depuis le début de la pandémie, des chercheur‧es ont tenté de mesurer les effets du confinement. I‧els mettent en évidence des troubles du sommeil, de l’anxiété et de la dépression, des sentiments de solitude, de colère mais aussi de peur de l’infection.

Une étude en ligne réalisée par l'équipe de psychologie de la santé (CERPPS) à l'Université de Toulouse présente de nombreux résultats et notamment le vécu du premier confinement qui à eu lieu de Mars à Mai 2020.

Les 4689 participants vont réciproquement évoquer leurs craintes concernant l’avenir, de contaminer l’Autre en rentrant du travail, la peur d’un « monde d’après », leur colère vis-à-vis du gouvernement Français et des décisions étatiques vécues comme autoritaires et allant à l’encontre des Droits de l’Homme. Cette privation de « libertés individuelles » vient renforcer l’ambivalence perçue entre la nécessité de s’isoler pour protéger son prochain, l’incompréhension des mesures sanitaires prises et l’esprit de résistance pour ces droits fondamentaux. 

Cependant, le vécu du confinement diffère d’une personne à l’autre. En effet, certain‧e‧s vont le vivre comme une chance d’avoir du « temps libre » et de « se re-découvrir » au travers d’anciennes ou nouvelles activités (le jardinage, la méditation, la lecture, la cuisine, les travaux manuels etc.). Au contraire, d’autres vont le vivre comme un « enfermement » ou la frontière entre l’intime et le professionnel déborde. Ainsi, i‧els souffrent de « charge mentale » en essayant de gérer l’école et les devoirs des enfants, l’entretien de la maison, le ravitaillement tout en télétravaillant. Certains évoquent les conflits interpersonnels entre membres de la famille. 

Enfin, tout‧e‧s s’accordent à dire la souffrance que représente l’isolement social et la rupture des liens familiaux, amicaux voire amoureux. Cette rupture sociale n’est pas comblée par le recours aux télécommunications virtuelles (WhatApp, Skype).

 

Citation : Croiset, A., Cipriani, E., Guillemot, C., Klinkenberg, J., & Sordes, F. « Vécu du confinement de la population en France métropolitaine. » Synthèse. Premiers résultats du programme EPIDEMIC. Toulouse: IFERISS, 16 novembre 2020 en ligne https://epidemic.hypotheses.org/267#more-267

 


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